Les Livres
Actualités
Les Liens
Inscription à la newsletter







Etudes & loisirs : un cocktail essentiel pour sa réussite scolaire!

educ_mag_1_-_rythmes_scolaires

Les programmes scolaires sont intenses et laissent peu de place à l’oisiveté. Toutefois, que ce soit dans une activité artistique ou sportive, il est important qu’un élève s’évade sans pour autant négliger ses devoirs. Entre boulimie de travail et dilettante excessive, voici quelques conseils pour l’aider à trouver son équilibre.

Respecter son rythme biologique
 
Comme l’adulte, l’enfant possède ses propres rythmes biologiques. En France, le volume annuel d’heures passées sur les bancs de l’école est dans la moyenne européenne mais les journées sont souvent trop longues et mal organisées. L’Inserm préconise "de réserver les créneaux horaires les plus favorables (fin de matinée et milieu d’après-midi) à des apprentissages nouveaux nécessitant de l’attention et, à l’inverse, d’occuper les moments les moins favorables à des activités d’entretien des connaissances ou à caractère plus ludique". La pratique d’un loisir est donc à privilégier en fin de journée.
 
Les bienfaits des loisirs sur la santé 
 
Même si elle joue un rôle primordial dans l’éducation, l’école ne doit pas être le seul centre d’intérêt d’un enfant. Les parents, mais aussi les mouvements associatifs, ont leur rôle à jouer. D’où la nécessité de pratiquer une activité extrascolaire, facteur de socialisation et d’épanouissement dans le respect de soi et des autres. Fortifiant pour le corps et l’esprit, le sport permet à l’enfant de se développer physiquement mais aussi de renforcer la confiance en soi. Les apprentissages artistiques ont aussi une dimension ludique essentielle au bien-être d’un élève. Mais qu’il soit individuel ou collectif, un loisir doit toujours rimer avec plaisir.
 
Le choix de l’activité
 
Les enfants ne savent pas toujours vers quelle discipline s’orienter. Avant d’investir (abonnement, achat de matériel), demandez à ce qu’il participe à une ou deux séances d’essai afin qu’il puisse se faire une idée de l’activité. Sachez que des associations, centres de loisirs ou autres structures proposent des stages multi-activités au cours desquels les enfants ont la possibilité de s’initier à la pratique de différents loisirs. Ensuite, à vous de le sensibiliser pour le responsabiliser sur la notion d’engagement avant de signer une inscription à l’année.
 
Comment repérer les excès
 
Une activité intellectuelle trop intense ou une pratique sportive excessive ou mal intégrée dans son emploi du temps entrainent un risque de surmenage. Les signes qui doivent vous alerter sont :
ü  une perte d’appétit
ü  une somnolence anormale en journée
ü  des insomnies
ü  des infections à répétitions (diarrhées, fièvres)
ü  une nervosité entrainant une susceptibilité à fleur de peau
 
Consulter un médecin est la première chose à faire pour éliminer tout problème de santé avéré ; puis, rencontrez les enseignants pour faire le point sur son comportement et évaluer la charge de travail en classe et à la maison. Il faudra ensuite ajuster son emploi du temps en tenant compte de l’avis des intervenants extérieurs mais aussi des attentes de votre enfant sans oublier que ses loisirs doivent rester un divertissement.
 
La nécessité de s’ennuyer
 
Si l’ennui est considéré comme un fléau par la plupart des adultes en hyperactivité, il s’avère que ces moments de vacuité font aussi partie de la construction de la personnalité de l’enfant. Dans son livre « S’ennuyer, quel bonheur », le psychiatre français Patrick Lemoine écrit : «L'ennui est quelque chose de pénible, mais c'est une souffrance salutaire, comme la cicatrisation. Avec modération, bien sûr. Je ne plaide pas pour que l'on reste du matin jusqu'au soir dans une pièce à regarder les murs! Mais ce sentiment un peu douloureux est utile à l'enfant parce qu'il l'oblige à se confronter à lui-même et à sa solitude. C'est une manière forte de s'évader par l'imaginaire, la rêverie». Par ses pensées, l’enfant va développer sa créativité et appendre à mieux se connaître pour faire un pas de plus sur le chemin de l’autonomie.
 
* L'Expertise collective Inserm sur les rythmes de l'enfant est consultable en ligne sur le site de l'Inserm à l’adresse http://ist.inserm.fr/basisrapports/rythmenf.html
 
Quid de la semaine de 4 jours ?
 
Il semblerait qu'elle perturbe le profil du rythme intellectuel journalier " classique ", en particulier quand elle est mise en place en zones sensibles. Une rupture de synchronisation entre la rythmicité propre de l'élève et les rythmes de son environnement, est alors observée, engendrant une chute des performances. Toutefois, lorsqu'il existe des activités extrascolaires, cette perturbation s'atténue.
 
Expertise collective* de l’Inserm publiée en 2001 sous le titre: " Rythmes de l'enfant ; de l'horloge biologique aux rythmes scolaires » 
 
Témoignages
 
Cathy, 38 ans, mère célibataire : « ma fille veut faire les Jeux Olympiques »
Ma fille Lisa a 12 ans, et depuis qu'elle a 5 ans, elle ne vit que pour le sport. Elle pratique la gymnastique ainsi que le trampoline en compétition, à raison d'un entraînement par jour de deux heures, après le collège. Et le week-end, il y a également des entraînements ou des compétitions, ce qui fait qu'elle ne se repose jamais. Je ne l'ai jamais "poussée" dans cette voie; c'est elle qui préfère les gymnases aux goûters d'anniversaires ou à d'autres loisirs dont elle se prive avec le sourire. Et malgré tout ce sport, c'est une petite fille qui me fait des crises d'angoisse régulièrement, et qui est nerveuse et stressée en permanence. On dit que le sport libère les tensions et défoule, mais chez elle, ce n'est pas le cas. Est-ce que le sport à haute dose n'a pas aussi son revers de médaille?
  
L’avis du psy
Le sport est un excellent moyen de réguler ses tensions intérieures mais il ne doit pas être le seul exutoire. Pour Lisa, vous devez être vigilante et vous assurer que ses entraîneurs ne la poussent pas au-delà de ses limites. Les signes qui devraient vous alerter sont une irritabilité excessive, des accidents fréquents (foulures, brulures, entorses) et des troubles alimentaires et du sommeil. En l’absence de tels symptômes, il n’est pas nécessaire de changer son emploi du temps mais il est important de développer d’autres moyens d’expression pour lui permettre d’extérioriser ses angoisses, ne serait-ce qu’en dialoguant avec elle.
 
Marie, 39 ans, mariée : « mes jumelles n’ont aucune passion en dehors de msn »
A 13 ans, mes filles ne pratiquent aucune activité sportive ou culturelle. Elles passent l’essentiel de leur temps libre sur leur ordinateur pour dialoguer avec leurs copines. Je ne sais plus comment les inciter à prendre l’air et je dois avouer que cette addiction me fait peur. Comment puis-je les aider à trouver d’autres occupations ? Heureusement, leurs résultats scolaires sont satisfaisants.
 
L’avis du psy
C’est un schéma très fréquent, les filles échangent, les garçons jouent aux jeux vidéo. Communiquer sur Internet est plutôt positif, cela permet à vos jumelles d’évacuer à travers l’écrit. Néanmoins, ces pratiques fortement addictives ne doivent pas se faire au détriment d’autres activités. Un préadolescent ne devrait pas passer plus de 12h par semaine sur un écran (télévision et ordinateur). Soyez ferme et limitez le temps passé sans transiger. Ce recadrage entraînera forcément la rébellion des jumelles ; ne redoutez pas le conflit. Expliquez-leur que les parents sont responsables de la santé physique et morale de leur enfant et que vous tenez à leur assurer un bon développement. Confrontées à l’ennui, elles trouveront de nouvelles activités. Vous pouvez alors leur proposer de les inscrire à des camps de vacances pour découvrir de nouveaux centres d’intérêt.
 
Stéphane Clerget, pédopsychiatre spécialiste des adolescents
 
Retrouvez tous mes articles : http://www.educationmagazine.fr/
 
  
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:angry::angry-red::evil::idea::love::x:no-comments::ooo::pirate::?::(
:sleep::););)):0
Sécurité
Saisissez le code que vous voyez.
 
icon_twitter - @ - icone_facebook_xs

Les conseils de Madame Bien Etre